Le Sénégal: traces du colonialisme
Saint-Louis
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Fondée en 1659, sur une île occupant une position stratégique près de l’embouchure du fleuve Sénégal, entre le continent et la Langue de Barbarie, une étroite bande de terre qui s’enfonce dans l’océan Atlantique, Saint-Louis est une ville chargée d’histoire. Point de départ de la colonie
française en Afrique, Saint-Louis fut dès les années 1790 un port dynamique
et un important pôle commercial. Dans cette agglomération d’une dizaine de
milliers d’habitants, à l’époque, on comptait des Africains, des
Européens et de nombreux métis. Les mariages mixtes étaient fréquents entre
les marchands européens et les femmes métisses, les signares, symbole d’élégance
et de raffinement et dont les saint-louisiens perpétuent encore les traditions,
à travers les processions de fanals organisées chaque année. |
Aujourd’hui, la ville s’étend sur une partie de la Langue de Barbarie, sur l’île et sur le continent. Le pont Faidherbe, véritable œuvre d’art, surplombe le fleuve Sénégal sur une longueur de 500 mètres et relie l’île qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO - au quartier de Sor. La Langue de Barbarie est, quant à elle, occupée par une communauté de pêcheurs très actifs, à Guet N’Dar, et par de nombreux centres touristiques. Parmi les sites et monuments à
voir, on peut citer le palais du gouverneur, un fort construit au 18ème siècle
en face duquel se trouve la place Faidherbe, du nom du célèbre gouverneur
colonial dont la statue est érigée au centre. Au nord et au sud de cette
place, des maisons datant de la période coloniale, avec des balcons en fer
forgé et des vérandas, sont demeurées intactes. |
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