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Colbert, ministre de louis
XIV, synthétise dans un texte sous le nom de "code noir "
l’ensemble des instructions concernant les esclaves dans les colonies. Les
Antilles se couvrent de sucreries. Il faut environ entre 2 et 3 esclaves par
hectares plantés en canne. L’un des problèmes auxquel est confronté le système
esclavagiste est double : d’une part il existe une résistance des
esclaves sous toutes ses formes (révoltes, empoisonnement, suicide…) et
d’autre part le problème de l’équilibre du ratio entre les hommes et les
femmes pour permettre la naissance d’esclaves. Il faut donc importer des
femmes. Le statut des enfants suit le sort de la mère : un enfant né
d’une mère esclave et d’un père libre deviendra esclave.

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1814-1830 : La majorité
des Blancs estime que seuls un régime inégalitaire ignorant la séparation des
pouvoirs et le système représentatif permettront la survie de la colonie. Lors
de la rédaction de la Charte de 1814, ils obtiennent le rétablissement
provisoire des institutions de l’Ancien Régime. Sans précipitation, les
gouvernements de la Restauration s’efforceront d’amener les colons à
accepter le droit commun.
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1822-1826 : La dégradation
de la situation économique liée à la taxation des sucres à l’entrée en
France, puis au début de l’industrie betteravière, entraîne des résistances.
En même temps, hommes libres de couleur et esclaves sont suspectés de
tendances séparatistes. On prétend que l’usage du poison ferait partie de
leurs arguments.
Au mois d’octobre, des demi-libres se révoltent au Carbet. Les accusations de
subversion portées en décembre 1823 contre Bissette, un cadre de couleur, et
les déportations massives opérées en 1824 pour décourager les velléités de
réformes égalitaires du gouvernement, n’empêchent pas le système représentatif
de réapparaître en 1826, sous forme d’un Conseil général, élu par une très
petite minorité. Cependant, deux ans après, la réforme judiciaire échoue. |
1830-1848 :Le
sucre perd un tiers de sa valeur pendant que l’amélioration du sort des
esclaves exige des dépenses croissantes.
Dans les habitations, le remplacement de la houe par la charrue allège le
travail. Les premiers moulins à vapeur n’amènent pas de changements.
1830-1833 : Les libres accèdent à
tous les emplois et deviennent électeurs et éligibles. L’enseignement
primaire se développe. Néanmoins, l’égalité reste limitée.
La préparation des élections au Conseil colonial qui remplace le Conseil général
développe l’agitation. En décembre 1833, dans la paroisse de Grand’Anse
(aujourd’hui le Lorrain) où, de plus, les planteurs ont refusé la nomination
d’un officier de milice de couleur, une révolte, soutenue par la ville de
Marigot, entraîne la dissolution de la milice. L’amélioration du sort des
l’esclaves est liée à une reprise démographique qui compense l’arrêt de
la traite. Elle annihile en partie les efforts de l’Etat qui, après 26 000
affranchissements, n’a vraiment réussi à régler que le sort des libres de
fait, personnes affranchies dont la liberté n’était pas reconnue par
l’administration.
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Schoelcher
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1848 : En février, la
révolution est accueillie avec soulagement. Le décret d’émancipation est
signé à Paris le 27 avril. Il ne sera connu que le 3 juin. En avril, le décret
du 4 mars créant la Commission d’émancipation fait parler d’émancipation
de droit, car " nulle terre française ne peut plus porter
d’esclaves ".
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